le_paradoxe_du_poison_rouge_hesna_cailliau

Et si l’on osait voir le monde d’une autre manière ?

Vous vous demandez alors de quelle autre manière s’agit-il ?

Et bien, à la manière asiatique… plus précisément chinoise !

 

C’est ce à quoi nous invite le livre Le paradoxe du poisson rouge : une voie chinoise pour réussir.

Dans ce monde en pleine mutation, interdépendant et de plus en plus complexe, “tel un poisson dans l’eau, un pays semble pourtant s’y mouvoir avec agilité et succès : la Chine.”

Selon l’auteur, cette aisance de la Chine provient de la philosophie asiatique qui permet aux contraires de coopérer. Dans cette culture, la sagesse se transmet par des paradoxes, contrairement à la tradition gréco-biblique qui prône la séparation entre Esprit et Corps, entre Bien et Mal, entre Homme et Nature, etc.

L’auteur pense qu’il faut, dans ce monde de plus en plus multipolaire où la pensée rationnelle montre ses limites, échanger aussi les sagesses au-delà de l’échange des marchandises.

Mais attention ! “Il ne s’agit pas de devenir Chinois mais de réveiller le Chinois qui sommeille en nous.”

En d’autres termes, il s’agit de s’inspirer des idées et de certaines façons de faire des Chinois pour notre développement personnel et notre pratique des affaires.

D’après le mode de pensée chinois, l’homme ne saurait être dissocié de la nature, de l’univers. Les animaux représentent une source d’enseignement.

Depuis la nuit des temps, le poisson rouge (la carpe koï) est célébré en Asie. C’est un poisson majestueux dont la couleur rouge est le symbole de la joie de vivre et de la force créatrice. Il est sacré parce qu’il ressemble à un petit dragon, ancêtre mythique des Chinois.

La culture populaire chinoise voue à ce poisson rouge un culte en raison de huit (8) vertus qu’on lui prête et qui permettent de réussir.

Voyons à présent ces 8 vertus inspirées de la sagesse chinoise :

 

Synthèse du livre

Quelles sont les huit vertus du poisson rouge ?

 

1 – Ne se fixer à aucun port

Le poisson rouge (la carpe koï) est sans port d’attache. L’idée à retenir ici est qu’il ne faut pas s’attacher à des modèles ou schémas préétablis dans la mesure où la vie se transforme en permanence. Le risque en le faisant, c’est de vouloir avoir raison à tout prix en s’enfermant dans sa propre logique.

L’imbécile croit avoir raison, le sage écoute et accepte avec simplicité les conseils.” – Lao-Tseu

 

2 – Ne viser aucun but

Le poisson rouge montre aux Chinois que le chemin n’est jamais tracé d’avance. On le découvre au fur et à mesure qu’on avance.

Le chemin se trace en marchant.” – Lao-Tseu

Les Chinois n’ont pas la même conception du temps que les occidentaux. Pour eux, le temps est cyclique, sans début ni fin. Il apparaît comme une spirale, un éternel recommencement jamais semblable, à l’instar des saisons qui se suivent mais ne se ressemblent pas.

D’après cette conception des choses, se fixer un but est un inconvénient, car on gaspille son énergie pour l’atteindre en perdant de vue des opportunités. Il faut donc savoir changer de cap, si nécessaire.

Ne fixe pas ton esprit sur un but exclusif, tu serais estropié pour marcher dans la vie.” – Tchouang-Tseu

 

3 – Vivre dans l’instant présent

Comme le poisson rouge, le Chinois est totalement en symbiose avec son environnement, toujours très attentif à ce qui se passe autour de lui et prêt à saisir une opportunité qui se présente. Il est dans le moment présent.

Le futur est aléatoire, le passé dépassé, la seule réalité est ici et maintenant.” – Bouddha

Nous oublions tout simplement de vivre lorsque nous nous préoccupons trop du passé et du futur.

 

4 – Ignorer la ligne droite

Le mouvement ondulatoire du poisson rouge inspire le Chinois qui a appris à développer au plus haut point l’art du détour et de l’esquive. Pour lui, le meilleur moyen de vaincre un obstacle est de le contourner.

 

5 – Se mouvoir avec aisance dans l’incertitude

Pour la sagesse chinoise, puisque tout change, on n’atteint jamais que du provisoire et du relatif.

Les Chinois ne cherchent pas la Vérité, mais la Voie. Et il existe autant de voies que d’individus. A chacun donc de suivre celle qui est appropriée à sa nature et à sa vocation propre.

Tout comme la nage du poisson rouge qui ne laisse pas de trace, l’on doit tracer soi-même son chemin en marchant.

Comme un poisson dans l’eau, le Chinois évolue dans l’incertitude avec souplesse et légèreté, ni tendu, ni pressé mais jamais relâché, toujours sur le qui-vive pour saisir une opportunité qui se présente : il échoue, il recommence.” – Hesna Cailliau

 

6 – Vivre en réseau

A l’instar des carpes koï qui vivent et se déplacent toujours en bancs, les Chinois cultivent l’art de vivre ensemble solidaires et non solitaires. Seul, l’homme ne peut rien faire. Le “nous” l’emporte sur le “je”. L’individu n’a de valeur que s’il est relié à un réseau.

S’effacer, ne pas s’imposer, voilà la vertu suprême qu’incarne parfaitement la carpe, l’animal le moins ostentatoire qui soit et qui se fond avec les autres.” – Hesna Cailliau

7 – Rester calme et serein

Le poisson rouge pacifique et paisible, incarne également la sérénité et la tranquillité d’esprit. Dans les fonds sablonneux, il trouve refuge pour se reposer et se ressourcer.

Il invite le Chinois à rester zen en toutes circonstances.

 

8 – Remonter à la source

Cette huitième et dernière vertu de la carpe koï invite à ne pas couper avec ses traditions, de mieux s’enraciner pour mieux s’envoler vers de nouveaux horizons.

En effet, la carpe koï remonte lentement, mais avec persévérance, les rivières, les torrents et les cascades jusqu’à la source.

L’homme n’est pas seulement fils de la Terre, il est aussi fils du Ciel.” – Confucius

 

Mes impressions

Ce livre, Le paradoxe du poisson rouge : une voie chinoise pour réussir, nous invite à ne pas avoir une seule grille de lecture pour voir le monde.

Dans un monde de plus en plus multipolaire et interdépendant, il est impératif d’élargir ses horizons et s’inspirer des autres. On ne “se dilue” pas en le faisant, on ne devient pas comme les autres. Au contraire, on découvre des affinités, des aspects oubliés ou ignorés de notre chemin de vie, de ce monde. Comme le dit l’auteur, “La réunion des contraires est salutaire à plusieurs titres : elle conduit à considérer les cultures comme des compléments nécessaires et non des oppositions irréductibles.”

Pour ce qui concerne notre thématique du développement personnel, ce livre pose un regard sur une autre manière de réussir : le voie chinoise . En effet, Il n’y a pas une exclusivité de voie en matière de réussite, même s’il existe bien évidemment des principes fondamentaux qu’il convient de ne pas ignorer.

Chaque individu, selon qui il est, choisit parmi la panoplie d’outils du succès disponibles, ceux qui lui conviennent le mieux et lui donnent plus de résultats.

 

____________________________________

Le paradoxe du poisson rouge, une voie chinoise pour réussir de Hesna Cailliau, Editions Saint-Simon, 2015, 144 pages.

 

Pour acheter ce livre sur Amazon :


____________________________________

Cet article vous a plu? Partagez-le avec vos amis.

Votre avis m’intéresse. Laissez-moi votre commentaire en dessous !