Le petit livre de l'estime de soi

Le petit livre de l’estime de soi

Le petit livre de l’estime de soi est un petit livret de notes rédigées par Christophe André, après la parution de son livre Imparfaits, libres et heureux.

 

Chapitre 1 :

Petits instants de vie et d’estime de soi

  • Cancres et enseignants

A partir d’une anecdote lors d’une de ses rencontres littéraires, l’auteur évoque comment les élèves en difficulté scolaire se croient perçus par leurs enseignants.

Ils pensent que les enseignants ne remarquent et ne se souviennent que des élèves excellents et compétents.

La réalité est que ce sont souvent de petits détails qui n’ont rien avoir avec la performance scolaire qu’ils retiennent d’eux.

 

  • Le bowling

Il s’agit de l’indifférence ou plutôt la prise de distance face au succès ou à l’échec, pour rester moins affecté.

Pour un groupe de jeunes de huit à douze ans que l’auteur a accompagné au bowling et qu’il observe, c’est un « test grandeur nature pour l’estime de soi ».

Confrontés à la performance sous le regard des autres, certains enfants sont crispés et vivent mal cette situation. En revanche, d’autres sont à l’aise et rient, même quand ils ratent leur coup. Ils restent indifférents.

 

  • Les infirmières de la consultation, à l’hôpital

L’auteur a remarqué que les infirmières doutent d’elles-mêmes lorsqu’on les met sous les projecteurs : exposés pour un congrès, interviews radio ou télé. Et pourtant, tout se passe bien à chaque fois.

Constat : la société valorise beaucoup les médecins, et pas assez les infirmières. Ceci a pour conséquence d’entamer l’estime de soi de ces dernières.

 

  • Mon père à l’entrée de la librairie

Cette note traite de pudeur entre père et fils, lors d’une conférence avec une séance de signatures dans une librairie, à Toulouse.

Pendant que toute la famille est à l’intérieur, dans la salle, le père se tient à la porte, et accueille les visiteurs pendant toute la durée de la séance.

 

  • Bernanos

« Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. » – Georges Bernanos

Cette citation est envoyée à Christophe André par une de ses lectrices, après la parution de son livre Imparfaits, libres et heureux.

Dans ses correspondances, cette lectrice « raconte pas à pas ses combats pour surmonter ses angoisses et se doutes. »

La citation fait référence à la dernière partie du livre Imparfaits, libres et heureux où l’auteur évoque « l’oubli de soi, qui est l’aboutissement du travail sur l’estime de soi. » Il s’agit là de « l’oubli par élévation : regarder plus haut et plus loin que soi, sans se renier. »

 

  • Les panneaux routiers à Chambéry

Lors d’une invitation pour prononcer une conférence à Chambéry, l’auteur remarque des panneaux avec la direction « Estime de soi ».

Résultat : la salle est comble. Deux petites salles annexes sont remplies avec une retransmission sur écran vidéo… Les gens ont soif de comprendre la psychologie.

 

  • Acceptation de soi et permis de conduire

Une patiente de l’auteur souffre de problèmes d’estime de soi : le souci de l’autre.

Elle est très anxieuse et doute souvent d’elle. Elle est en permanence en bagarre contre de petites choses tel que le regard qu’à son moniteur d’auto-école de sa conduite. Ce sont ainsi des pensées négatives qui la bloquent.

L’auteur lui conseille alors de se concentrer sur ce qui dépend d’elle et de parler à son moniteur de ses doutes en se servant de l’humour.

Il utilise également une autre stratégie psychologique : « s’accepter très imparfaite en matière de conduite, mais ne pas se faire du souci pour les états d’âme du moniteur. »

 

  • Les Sims

Analyse des Sims, un jeu de simulation sur ordinateur adoré par les filles de l’auteur.

Selon lui, ce jeu est une caricature des deux grandes nourritures de l’estime de soi :

– Sentir que l’on réussit ce que l’on entreprend,

– Se sentir apprécié des autres.

 

  • Sclérose en plaques

Une jeune femme, ayant une sclérose en plaques, remercie l’auteur lors d’une dédicace de livres, pour le bien qu’elle tire de la lecture de son livre.

L’auteur la réconforte et la félicite pour son courage. Mais, il reste honteux après le départ de la jeune femme. Il aurait souhaité faire un geste fort que ses simples paroles.

Parfois, « les mots ne suffisent pas. »

 

  • L’émission de télévision

Au cours d’une émission de télévision sur les complexes physiques et la chirurgie esthétique, l’auteur explique la place de la psychologie.

Quelques jours plus tard, il apprend que beaucoup de personnes ont appelé suite à l’émission pour demander le numéro de téléphone, pas le sien mais celui du chirurgien esthétique, qui était interviewé dans les reportages.

 

  • La belle dame en soins palliatifs

Etienne, un ami de l’auteur lui parle de son travail bénévole en soins palliatifs et d’une histoire touchante.

Il s’agit d’une femme d’une soixantaine d’années qui, malgré sa maladie, lui parle de sa vie passée lors d’une première rencontre.

A la seconde, surprise, elle reste muette.

Etienne, sort, bouleversé et désemparé. Il n’y comprend rien.

Douleurs d’estime de soi de la part de la dame ?

 

  • Le répondeur

En voulant composer le numéro de téléphone d’un de ses confrère, l’auteur tombe sur une dame à l’estime de soi fragile, qui s’excuse pour tout et pour rien.

 

  • « On nous a volé le sac, avec ton dernier livre dedans »

Une petite note sur des cousins de l’auteur qui se font voler leur sac avec à l’intérieur un livre de l’auteur.

Le sac est retrouvé le lendemain, mais point de livre à l’intérieur.

 

  • Le docteur Morel

Admiration et estime de l’auteur pour son médecin généraliste, symbole d’humanité et d’intelligence s’accomplissant chaque jour dans l’ombre.

 

  • Le grand prix du livre de Psychologies Magazine

L’auteur remporte en mai 2006, le prix Psychologies de « L’essai qui aide à mieux vivre sa vie. »

Discours improvisé. L’auteur parle de son objectif de rendre accessible et utile la psychologie dans notre société. Ensuite, il lit quelques extraits d’un témoignage d’une de ses lectrices. Il fut un peu troublé et ému.

 

Chapitre 2 :

Réflexions sur l’estime de soi

  • Comprendre ce qu’est l’estime de soi

Regards et jugements que je porte sur moi dans le cadre de relations sociales.

– Ce que je pense de moi,

– Comment je me sens avec ces pensées,

– Ce que je fais de ma vie avec tout ça.

 

  • Bâtir une bonne estime de soi

L’estime de soi n’est pas seulement un problème quantitatif, mais également qualitatif. Il suppose qu’on soit, par exemple, plus serein et paisible ou plus stable face à l’adversité.

 

  • Reconnaître les signes de souffrance de l’estime de soi

– Obsession de soi

– Tension intérieure

– Sentiment de solitude

– Sentiment d’imposture

– Comportements inadéquats par rapport à nos intérêts ou nos valeurs

– Tendance à l’auto-aggravation

– Tentation du négativisme

– Caractère excessif des émotions négatives

Tous ces signes sont la traduction d’une estime de soi fragilisée.

 

  • Les estimes de soi vulnérables : les basses et les fausses

Le sentiment de fragilité personnelle peut nous conduire à des erreurs : une attitude offensive ou bien défensive.

Ces stratégies inadaptées bloquent les apprentissages, les évolutions, les constructions de soi. Tous les efforts sont orientés vers l’auto-défense plus qu’à la croissance.

 

  • Se « débarrasser » des problèmes d’estime de soi ?

En finir une fois pour toutes avec les problèmes d’estime de soi pour devenir plus serein, plus confiant, plus audacieux, plus indifférent aux regards et aux jugements des autres.

 

  • L’estime de soi commence par l’acceptation de soi

– Accepter de ressentir souvent des doutes et des sentiments de fragilité,

– Savoir que les échecs sont inévitables,

– Arriver à reconnaître ses torts sans vouloir à tout prix se justifier ou les dénier,

– Reconnaître ses limites et ses insuffisances, mais ne pas fuir les situations sociales ou se taire,

– Chercher à apprendre et à progresser,

– Etre capable de tolérer et d’accepter ses imperfections,

– S’accepter, c’est lâcher prise.

 

  • Pratique de l’acceptation de soi

Il faut arriver à se donner plus de force et de lucidité pour changer.

L’acceptation de soi est une manière d’être qu’on ne peut acquérir qu’au travers d’une pratique répétée.

 

  • Ne plus se juger

Juger, c’est relier un fait à une valeur.

Et les valeurs des personnes ayant des problèmes d’estime de soi sont toxiques parce que trop élevées et rigides : leur désir de perfection sert à apaiser leur désir de protection.

Le critique intérieur (ces jugements négatifs et limitants, l’autocritique quasi permanente) fait passer pour de l’information ce qui n’est que de l’auto-intoxication.

Luttez contre ce critique intérieur. Acceptez ses retours et reconduisez-le à chaque fois doucement à la porte.

 

  • Etre son meilleur ami

Comment arriver à une cohabitation paisible avec soi-même ?

Cherchons à nous estimer, non à nous admirer. La bonne estime de soi, c’est de l’amitié, pas de l’amour. Seule l’amitié arrive à associer exigence et bienveillance, présence et tolérance.

 

  • Pratiquer la non-violence avec soi-même

– Etre doux et ferme avec soi

– Inutile de se punir

 

  • Lutter contre ses complexes

Il faut comprendre d’où viennent nos complexes, observer les autres et voir comment des « défauts » semblables ne les empêchent pas de vivre librement.

Il ne faut pas en avoir honte et s’isoler, mais plutôt en parler, avoir des avis.

Voyez-vous comme une personne globale, agrandissez votre vision de vous-même.

 

  • Accepter l’imperfection

Notre problème ne provient pas de nos faiblesses mais de notre incapacité à les assumer.

On n’est libéré du besoin de performance lorsqu’on a une bonne estime de soi.

 

  • La lutte contre la peur du rejet et contre ses excès

Ne négligez jamais les conséquences du rejet et faites surtout attention à votre système de détection du rejet.

 

  • Se méfier des comparaisons

Eviter les comparaisons absurdes, les compétitions inutiles.

plus on se compare aux autres, plus on a tendance à ressentir des états d’âme négatifs comme les regrets, la culpabilité, l’envie, l’insatisfaction, etc.

 

  • Eviter le piège des compétitions non choisies

La compétition ne nous tire pas forcément vers le haut. La pression qu’elle engendre peut au contraire perturber nos performances. En plus, cela est source de conflit avec l’autre.

La meilleure solution est donc de renoncer aux compétitions inappropriées.

Le but final est certainement d’arriver un jour à la sagesse de l’estime de soi : cette capacité à se comparer à soi-même, à être artisan de soi.

 

  • L’envie et ses remèdes

On envie ce que l’on n’a pas, mais seulement si l’on pense ne pas être capable de l’obtenir par nous-même.

Au lieu de réprimer l’envie, il vaut mieux la reconnaître et la transformer. Il faut s’entraîner à passer de l’envie agressive ou dépressive à l’envie émulative : la stimulation à agir.

 

  • Ne plus se méfier des autres et faire confiance : les bénéfices sont supérieurs aux inconvénients.

Pouvoir accorder sa confiance à l’autre dépend de la confiance que l’on a en soi-même.

Ne pas faire confiance, c’est consacrer beaucoup d’énergie à se méfier, observer, surveiller, vérifier, temporiser. Cela crée une tension physique et une vision des choses négative. C’est épuisant et toxique.

Considérons nos interlocuteurs comme fiables jusqu’à preuve du contraire.

 

  • Ne plus juger : s’entraîner à accepter les autres

Ne plus juger les autres, c’est bon pour l’estime de soi.

L’estime de soi nous aide à « extraire » les bonnes choses de notre environnement, mais également à les provoquer.

Une bonne estime de soi peut être un outil de bonification du réel : on ne subit plus le monde, mais on le rend meilleur.

 

  • Gentillesse

Gentillesse = attention bienveillante à autrui.

Le problème n’est pas d’être trop gentil, mais c’est de ne pas être assez affirmé.

Il faut également être capable de dire « non ».

 

  • Gratitude

La gratitude consiste à avoir de la reconnaissance envers les autres, de s’en réjouir au lieu de chercher à l’oublier. Elle comporte de nombreux bénéfices sur le bien-être psychique, l’estime de soi.

La gratitude nous permet de casser le lien égoïste entre soi, et ses « possessions » et ses « richesses » pour reconnaître ce que nous devons aux autres.

Prenez l’habitude de vous endormir chaque soir sur une pensée de gratitude afin d’améliorer votre bien-être émotionnel.

 

  • Admiration

L’admiration a tendance à entrer en concurrence avec le problème des comparaisons sociales. Elle ne doit pas être une soumission, mais plutôt une inspiration.

Admirer et bénéfique pour l’estime de soi : c’est l’occasion de trouver des modèles positifs, de cultiver son humilité, ses capacités d’ouverture, de ressentir des émotions positives.

 

  • En finir avec le tout à l’ego, et agrandir son estime de soi

Soyez en harmonie avec les personnes autour de vous. Il n’y a pas de bonne estime de soi sans un bon lien aux autres.

Cultivez l’estime de soi en renforçant la recherche d’appartenance plutôt que la différenciation avec autrui.

Ce qui arrive de bon à l’autre doit nous procurer davantage de plaisir.

 

  • Si on pense « nous », on renforce son estime de soi

Se concentre sur sa personne n’est pas forcément la meilleure voie d’accès à la connaissance et à l’estime de soi. Il faut maintenir les liens et l’appartenance.

Il est utile de ne pas se chercher soi, mais simplement sa place. Lorsqu’on se sent à sa place, on est plus en harmonie avec soi et avec ce qui nous entoure.

 

  • Action et estime de soi : se bouger pour s’estimer

L’action est l’oxygène de l’estime de soi. Il faut se confronter à la réalité pour apprendre, se développer, s’épanouir, se connaître, même si parfois, c’est douloureux.

« On n’a de hautes pensées qu’en marchant. » – NIETZSCHE

Pour grandir, nous devons aller à la rencontre des autres. Sinon, nous nous crispons en fragilisant ainsi notre estime de soi.

 

  • L’action flexible : savoir s’engager et savoir s’arrêter 

La flexibilité, c’est se donner des droits tels que : le droit de se tromper, le droit de s’arrêter, le droit de changer d’avis, etc.

En d’autres termes, nous ne devons pas être victimes de nous-mêmes et de notre entêtement.

 

  • Peut-on se débarrasser de la peur de l’échec ?

La peur de l’échec nous pousse à ne pas être indifférents aux conséquences matérielles et sociales de nos actes. Elle est souhaitable jusqu’à un certain point.

Mais lorsqu’elle devient une obsession, il faut s’en débarrasser et savoir accepter l’imperfection.

 

  • Comment devenir libres avec le succès ?

Avoir une « hygiène du succès ». Savourer le succès sans s’en valoriser à l’excès.

L’important, c’est « de continuer de travailler notre présence participante au monde, et notre lien aux autres. »

 

  • Psychologie des regrets

Les regrets sont fréquents lorsqu’on a des problèmes d’estime de soi. Ils provoquent l’hésitation et la procrastination.

 

  • Lutter contre le mythe du « bon choix » 

Il faut se libérer de la peur obsédante de faire les « mauvais choix », et de la peur de voir notre vie comme une suite de moments décisifs, où tout ce qui se joue serait définitif.

Augmentez votre tolérance à l’échec et apprenez à en tirer des enseignements pour avancer.

 

  • Le silence de l’estime de soi

Lorsque nous nous estimons sereinement, avec donc une estime de soi plus stable face aux événements de la vie, le besoin en estime de soi diminue peu à peu. Une estime de soi est silencieuse.

 

  • Intensifier sa présence à l’instant

Vivre est une chance : respire, marcher, parler, regarder …

Il est possible d’utiliser la méditation pour améliorer son bien-être, faciliter son estime de soi et densifier l’existence.

 

  • Humilité : jusqu’où s’alléger de soi

« L’homme humble ne se croit – ou ne se veut – pas inférieur aux autres : il a cessé de se croire – ou de se vouloir – supérieur. » – André Comte-Sponville

Au contraire de l’orgueil, l’humilité est plus favorable à une bonne estime de soi. Elle en est l’essence même. Elle conduit à la liberté.

L’humilité maintient l’intérêt pour soi à un niveau acceptable et silencieux. Elle ne pousse pas à vouloir briller coûte que coûte, et ne craint pas d’échouer. C’est un facteur de lien social.

 

  • Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait

L’oubli de soi n’est pas le déni de soi. C’est être tout simplement « un être humain qui essaie de faire le bien, aux autres comme à lui-même. »

 

  • Zététique de l’estime de soi

Une pratique aboutie de l’estime de soi peut nous conduire sur les chemins de la spiritualité.

La spiritualité, sous sa forme religieuse ou laïque peut être définie comme le désir ou le besoin de se confronter à plus grand que soi : l’absolu, l’infini… la possibilité de Dieu.

L’approche sereine de l’estime de soi est une quête spirituelle. Elle concerne l’esprit.

 

Chapitre 3 :

Prière de Marc Aurèle

Pensées de Marc Aurèle

Livre dixième, entre 170 et 180 après Jésus-Christ.

Il s’agit d’un dialogue intérieur entre Marc Aurèle et son âme. Il cherche à savoir à quand la tranquillité, la paix, la simplicité, la satisfaction, … de son âme ?

Chapitre 4 :

Un test pour évaluer l’estime de soi

En fin de ce petit livret, l’auteur propose à ses lecteurs un test d’auto-estime.

Mes impressions :

  • De petites notes concises, rapides, faciles à lire et instructives.
  • Des réflexions sur l’estime de soi qui nous parlent et permettent de nous poser des questions sur notre propre niveau d’estime de soi, sur la qualité de notre propre estime de soi.
  • Bien sûr, par moment, on aurait souhaité que l’auteur aille plus en profondeur dans certaines analyses.
  • Mais, comme vous le savez, c’est un petit livret qui a pour objectif de mettre en appétit pour lire Imparfaits, libres et heureux du même auteur.

 

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